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L’église Saint-Pierre-aux-Liens

La glèisa Sant-Pèire dels Laces [La glèiso Sant-Pèyré dés Lacés]

Une église est mentionnée à Mondonville dès le début du XIIe siècle. Elle était dotée au XVIe siècle d’un traditionnel clocher-mur toulousain qui permettait au tintement des cloches d’être mieux entendu dans un environnement rural. Quelques éléments romans, témoins de l’édifice d’origine, sont conservés sur le mur contigu au cimetière. L’abbé Emile Espagnat, curé de Mondonville en 1883, décrit cette ancienne église comme « basse, humide, mal éclairée, et trop petite pour une population de 530 habitants », et fait part de son intention de transformer l’édifice. Reconstruite et achevée en 1886, on peut y découvrir à l’intérieur un Christ en croix en bois sculpté du XVe siècle appartenant à la tradition gothique du christ de la douleur. La croix d’origine, fragilisée par le temps, a été renouvelée au début du XXe siècle.

A l’extérieur de l’église se trouve la statue de Notre Dame des champs (J. Lefevre 1875) qui témoigne de la présence d’une mission à Mondonville en 1875. Cette Vierge à l’Enfant évoque l’Immaculée Conception confirmée par les apparitions de Lourdes. Ornée de fleurs, de fruits et d’un faisceau d’épis de blé, cette représentation rappelle le caractère rural de Mondonville à la fin du XIXe siècle.

Eglise Saint-Pierre-aux-Liens
Église Saint-Pierre-aux-Liens

 

Christ en croix - XVe-XXe siècle
Christ en croix – XVe-XXe siècle
Eglise, projet d'achèvement F. Delor, architecte, 18 mars 1885
Église, projet d’achèvement F. Delor, architecte, 18 mars 1885

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Saint-Paul (XVIIIe – XIXe siècle)

Le castèl de Sant-Pau [Lé castèl dé Sant-Paou]

Plans terriers de la terre de Mondonville de 1767.
Plans terriers de la terre de Mondonville de 1767.

Ce « château » apparaît sur les plans terriers de Mondonville de 1767 (figure 1). Dessinés à la main par un géomètre de Louis XV, ils constituent le premier cadastre du village. On y voit l’édifice, propriété de Madame de Montoussin, citée dans le registre notarié comme « seigneuresse de Mondonville ». Le château revient ensuite aux Saint-Paul, qui détiennent le titre de coseigneurs de Mondonville, et l’occupent pendant plus de 160 ans. Cette famille lui donnera son nom.

 

 

Peinture murale fin XIXe - Château Saint-Paul
Peinture murale fin XIXe – Château Saint-Paul

Il s’agit d’un des plus anciens bâtiments de Mondonville, composé d’une grande maison rectangulaire et, à son extrémité droite, d’une tour en pans de bois transformée en pigeonnier, parfois qualifiée de tour gasconne. Des peintures murales de la fin du XIXe siècle ornaient 3 faces de la pièce qui devait probablement servir de salon (figure 2). En 2017, l’ensemble est transformé en logements par un promoteur.

 

Dans ce qui était le parc du château, côté ouest, son propriétaire fit réaliser au XIXe siècle un petit château d’eau en briques et métal. Il témoigne du développement et de la fascination qu’exercent les principes hydrauliques à la fin du XIXe siècle. Il s’agit ici d’une pompe à piston connectée à un puits, dont l’énergie motrice était générée par traction animale. L’eau était ainsi élevée au niveau supérieur et redistribuée par le biais de canalisations pour l’irrigation et les besoins domestiques.

 

Les textes, documents et visuels figurant sur les pupitres du parcours patrimonial de Mondonville ont été écrits et compilés par Marc Beugnies et Yves Dulac, avec le précieux concours de la Section Histoire et Patrimoine du Foyer Rural de Mondonville, et plus particulièrement de MM. Gérard Dournes et Alain Poujol.

Nous tenons à souligner par ailleurs l’importante source d’informations sur l’histoire de Mondonville qu’a constitué la série d’articles de Robert Esparbès parue en son temps dans la Dépêche du Midi sous le titre « Si Mondonville m’était conté », et dans laquelle nous avons puisé abondamment.