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L’école des garçons

L’escòla dels dròlles [L’escòlo dés dròllés ]

Le 10 mai 1810 une délibération du conseil municipal mentionne pour la première fois la présence d’un instituteur à Mondonville. Outre sa mission éducative, Mr Dubous occupe aussi la fonction de secrétaire de mairie et de garde champêtre. Le 12 novembre 1854, une nouvelle délibération prévoit l’acquisition d’un bâtiment pour l’école et la mairie.  L’école des garçons prendra place au 1er étage et la mairie au rez-de-chaussée (voir fragment sur photo).

L’école des filles

L’escòla de las dròllas [L’escòlo dé las dròllos ]

Bernard Sabathé, instituteur à Mondonville, relate dans sa monographie de 1886 : « L’enseignement des filles a été pendant longtemps complètement négligé ; ce n’est qu’en 1837 qu’elles furent admises à l’école des garçons. L’école a continué à être mixte jusqu’au mois d’octobre 1866 ». A partir de cette époque la direction est confiée à des religieuses. L’école est située dans une maison louée par la commune, et, toujours selon Mr Sabathé, la classe « se tient au premier dans une salle trop étroite à laquelle on arrive par un escalier fort mauvais ; le logement de la maîtresse n’est pas convenable et en outre il n’y a ni cour ni jardin ». Heureusement, un projet de construction pour une nouvelle école sera accordé en 1879 par décision ministérielle (voir figure).

[Photos et plan]

Le rempart

Le barri [Lé barri]

Ce mur, appelé « le rempart » par les mondonvillois, est en réalité un mur de soutènement construit par les Montespan, propriétaires fortunés de la tuilerie-briqueterie qui se trouvait en contrebas de l’ancienne école, dans l’actuel Parc de la Tuilerie. Il s’agit alors de consolider l’assise des maisons lors de la construction de la nouvelle route et du pont sur le Gajea. Ce nouvel axe de communication s’avère indispensable, car l’ancienne voie de passage emprunte le creux de la vallée et la pente, trop raide, oblige un attelage de chevaux ou de bovins à aider les diligences et autres charrettes, une fois le gué franchi, à gravir le raidillon qui mène au village. Ce mur, vraisemblablement édifié au XIXe siècle, mesure par endroits jusqu’à 3 mètres d’épaisseur.

Le rempart - avenue de Guyenne
Le rempart – avenue de Guyenne

Les textes, documents et visuels figurant sur les pupitres du parcours patrimonial de Mondonville ont été écrits et compilés par Marc Beugnies et Yves Dulac, avec le précieux concours de la Section Histoire et Patrimoine du Foyer Rural de Mondonville, et plus particulièrement de MM. Gérard Dournes et Alain Poujol.

Nous tenons à souligner par ailleurs l’importante source d’informations sur l’histoire de Mondonville qu’a constitué la série d’articles de Robert Esparbès parue en son temps dans la Dépêche du Midi sous le titre « Si Mondonville m’était conté », et dans laquelle nous avons puisé abondamment.