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Pour découvrir le parcours patrimonial sur Google map (classique, PMR et PMR accompagné) : cliquez ici

Le château de la Tour (XIIIe – XIVe siècle)

 Le Castèl de la Tor [Lé castèl dé la Tour]

Situé à quelques pas de la frontière entre la Guyenne et le Languedoc – démarcation âprement disputée lors de la guerre de Cent Ans entre le roi d’Angleterre et le roi de France -, il ne reste aujourd’hui du château médiéval de Mondonville dit « château de la Tour » que quelques vestiges : une immense cave voutée qui pouvait contenir quelques douzaines de chevaux, une citerne, un four, les deux tours qui marquaient l’entrée fortifiée et une partie des remparts.

Grâce au plan terrier, premier cadastre de Mondonville, l’on peut imaginer aujourd’hui cette forteresse médiévale construite principalement pour la défense.

Elle comprenait un donjon imposant (12m de large et 35m de haut), était entourée d’une enceinte de 6 mètres de hauteur et, côté sud, d’un fossé profond auprès duquel se groupaient les maisons du village. Un puits particulièrement important d’un diamètre de 2,2 mètres occupe encore aujourd’hui l’espace qui correspond à l’ancienne cour. Il permettait l’alimentation en eau en cas de siège. Le nouveau bâtiment, qui date du XIXème siècle (1823-30), présente une architecture classique avec un corps principal à 2 étages prolongé par deux ailes d’un seul niveau en terrasse.

Les illustres propriétaires du Château

Au cours des siècles d’illustres familles et personnages renommés possédèrent successivement ce château : les Bourbons, les Armagnacs, Guy de Faur de Pibrac, les Turle (dont Charles époux de madame de Mondonville), les d’Alliès, les du Bourg, les de Marliave. En 1934 une réunion de 400 carlistes (mouvement politique légitimiste espagnol apparu dans les années 1830 qui revendiquait le trône pour la branche aînée des Bourbons d’Espagne) se tint en présence d’Alphonse Charles de Bourbon dans la commune sur la propriété de Joseph du Bourg.

Guy du Faur de Pibrac, seigneur de Mondonville au XVIe siècle

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Guy du Faur de Pibrac, seigneur de Mondonville au XVIe siècle

Guy du Faur de Pibrac (1528-1584), haut personnage des villes de Pibrac et de Mondonville, marque son époque par son rôle de seigneur et sa contribution à l’histoire locale.

Né à Pibrac dans la famille du Faur, Guy du Faur de Pibrac est homme de lettres, magistrat et diplomate, connu pour ses écrits et son engagement dans les affaires publiques. Sa carrière juridique et ses fonctions au sein du Parlement de Toulouse lui confèrent une grande autorité dans la région.

Celle-ci se développe également grâce à ses talents d’orateur, et à ses engagements au sein de la cour du roi Charles IX. Ce dernier le choisit en effet pour le représenter au concile de Trente, destiné en 1562 à réformer l’Église catholique.

En 1578, il devient chancelier de Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de reine Margot, pour laquelle il manifeste une passion amoureuse. Mais il finit par se brouiller avec la femme du futur Henri IV qui l’invite à se retirer au château de Pibrac.

Guy du Faur de Pibrac est également une personnalité marquante par ses écrits, étant notamment l’auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence et de poésie. Ses « Discours » sont des textes qui abordent des questions de droit, de morale et de politique. Comme poète, il acquiert en son temps une grande réputation par ses quatrains.

Le saviez-vous ?

En 1581, Marguerite se fâche avec Guy. La lettre de reproches de la reine commence ainsi : « Monsieur, je m’étonne infiniment que sous une si douce apparence, il puisse y avoir tant d’ingratitude et de mauvais naturel... » Ne lui reproche-t-elle pas surtout d’avoir voulu la brouiller avec son mari, le futur Henri IV ? Quoi qu’il en soit, Guy du Faur sort meurtri de cette affaire, moqué par toute la cour et par le peuple, et reclus désormais dans son château à Pibrac.

 

Les textes, documents et visuels figurant sur les pupitres du parcours patrimonial de Mondonville ont été écrits et compilés par Marc Beugnies et Yves Dulac, avec le précieux concours de la Section Histoire et Patrimoine du Foyer Rural de Mondonville, et plus particulièrement de MM. Gérard Dournes et Alain Poujol.

Nous tenons à souligner par ailleurs l’importante source d’informations sur l’histoire de Mondonville qu’a constitué la série d’articles de Robert Esparbès parue en son temps dans la Dépêche du Midi sous le titre « Si Mondonville m’était conté », et dans laquelle nous avons puisé abondamment.