Mieux connaître le moustique-tigre

Les origines

L’Aedes Albopictus ou moustique-tigre est une espèce invasive, originaire d’Asie, qui se déplace et s’est implantée à travers le monde en empruntant les moyens de transport (bateaux, avions, voitures, trains). En france, il a trouvé dans les grandes villes, les conditions climatiques favorables à son installation durable. Sa présence est établie sur les communes de Toulouse Métropole depuis 2014.

Particularités

Bien plus petit qu’une pièce d’un centime, le moustique-tigre, noir rayé de blanc sur tout le corps, dispose d’une ligne blanche longitudinale sur la tête qui se poursuit sur le thorax.

Cycle de vie

Le moustique-tigre reste sur le site où il a été pondu et ne s’éloigne pas au-delà d’une centaine de mètres (mauvaise aptitude au vol).

Autant dire que le moustique-tigre qui vous pique est né chez vous ou dans votre proche voisinage !

L’une des autres particularités de ce moustique est de piquer particulièrement de jour, plutôt au lever et au coucher du soleil avec un pic, l’été, aux alentours de 17h à 22h. S’il est plus actif de mai à octobre, il ne disparaît jamais complètement. Dans la journée, il a tendance à s’abriter de la forte chaleur dans les buissons et taillis (d’où l’importance de les tailler régulièrement !). Il craint également le vent et le froid, fuyant ainsi les intérieurs ventilés et climatisés. Ses piqûres sont souvent douloureuses et peuvent transmettre des maladies (chikungunya, dengue, zika).

Agissons ensemble

Les rôles de chacun

Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des moustiques-tigres potentiellement vecteurs de maladies, le Préfet préside une cellule départementale de gestion de crise. L’Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie, le Conseil départemental 31 et de nombreux autres acteurs dont le Service Communal d’Hygiène et de Santé (SCHS) de Toulouse font partie de cette cellule afin de définir conjointement les actions à mettre  en œuvre en terme de surveillance, de lutte anti-vectorielle et de communication.

Depuis 2015, les communes de Toulouse Métropole développent auprès des agents publics des opérations de sensibilisation, de formation ainsi que des actions menées dans l’ensemble des services impactés par le phénomène. Ainsi, elles vérifient que l’ensemble des espaces publics (parcs, jardins, cimetières, terrains de sports, etc.) ne favorise pas l’apparition de gîtes larvaires et, pour ce faire, veille à l’entretien et à l’asséchement des lieux lorsque c’est nécessaire.

 

Vous seuls pouvez faire chez vous, ce que les agents publics font sur les espaces publics.

Le moyen de prévention = la chasse active aux larves et aux gîtes larvaires.

L’une des mesures les plus efficaces pour limiter sa propagation est de ralentir son implantation en supprimant toutes les eaux stagnantes sur les balcons, terrasses et jardins (soucoupes, pots de fleurs, jardinières, etc.).

 

Un lieu de ponte pour l’aedes albopictus c’est :

  • un réceptacle (quelle que soit la contenance, de 1 cm à des mètres cubes d’eau)
  • de l’eau
    • avec des variations de niveau (la ponte a lieu à l’interface air/eau sur le bord du récipient et le niveau doit monter pour recouvrir les larves qui se développent en milieu aquatique).
    • stagnante car le moustique-tigre craint le mouvement et redoute les poissons et batraciens friands de ses larves.

Les réflexes à adopter :

  • COUVRIR de manière hermétique ou avec des moustiquaires, récupérateurs d’eau de pluie, cuves, fûts divers, réceptacles pluviaux en plastique, etc.
  • CURER siphons de lave-mains extérieurs, de fontaines, bondes d’évacuation extérieures, rigoles couvertes avec grille, gouttières, chéneaux, etc.
  • ENTRETENIR piscines, bassins d’agrément (en introduisant des poissons rouges), pompes de relevage, regards et bornes d’arrosage, jardins (haies, herbes hautes, débris végétaux), etc.
  • ÉVACUER tout type de déchets !
  • PORTER des vêtements amples et couvrants.
  • RANGER (à l’abri de la pluie) brouettes, seaux, pneumatiques, jouets pour enfants, cendriers, poubelles, arrosoirs, caisses, pots divers, etc.
  • VENTILER votre logement le plus possible
  • VÉRIFIER que vos portes et fenêtres soient bien hermétiques et si besoin, n’hésitez pas à installer des moustiquaires (fenêtres, lit de bébé).
  • VIDER (2 fois par semaine) coupelles, pots avec réserve d’eau, gamelles plastiques ou inox pour animaux domestiques, pieds de parasols, bouturages, plis de bâches, éléments de décoration pouvant retenir l’eau, pluviomètres, etc.

Les dangers :

C’est en piquant une personne malade que le moustique-tigre peut prélever le virus. Une dizaine de jours lui suffise pour développer le virus en quantité suffisante ;  il devient, dès lors, vecteur de la maladie.

C’est la raison pour laquelle, un dispositif de veille nationale ainsi que des mesures de contrôle sont mis en oeuvre pour interrompre la chaîne de transmission du virus et éviter toute épidémie.

S’il appartient, avant tout, à chacun d’adopter le réflexe de supprimer tout gîte larvaire, c’est dans le cas de la déclaration d’une personne malade (laquelle revient d’un pays où elle s’est faite contaminer) que la démoustication par traitement chimique est pratiquée, uniquement sur un espace restreint, autour de son habitation. Ponctuelle et localisée, celle-ci est décidée par le Préfet qui en confie la réalisation au Conseil départemental, lequel délègue cette compétence à un opérateur : l’Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée). Enfin, à grande échelle, cette démoustication n’est pas recommandée car elle aggraverait le phénomène en renforçant l’immunité du moustique-tigre d’une part, et n’a aucun effet ni sur les œufs, ni sur les larves, d’autre part.

 

Pour s’informer de façon complète et obtenir des conseils pratiques, consultez :