La commune de Mondonville accueille près de 5 000 habitants, avec une croissance rapide ces dernières années, profitant du développement de l’aéronautique et du rayonnement de la métropole toulousaine dont elle fait partie.

Dotée d’un cadre de vie très agréable, elle s’étend sur un territoire de 1189 hectares dont 400 hectares de zone naturelle, pour grande partie occupée par la forêt de Bouconne.

La municipalité a privilégié le développement de l’offre de logements par rapport à l’accueil de zones d’activités tertiaires ou industrielles. La création de nouveaux bassins de vie a permis l’amélioration ou la création des équipements essentiels à l’accueil de nouveaux habitants : groupe scolaire, crèche, complexe sportif, salle des fêtes, …

Carte d’identité

  • Habitants : mondonvillois(es)
  • Population : 4583 (au 1er janvier 2018 – Dernier recensement INSEE en 2015)
  • Superficie : 11,89 km²
  • Région : Occitanie
  • Département : Haute-Garonne
  • Arrondissement : Toulouse
  • Canton : Blagnac
  • Intercommunalité : Toulouse Métropole
  • Code postal : 31700

Son histoire 

Mondonville, (village de Mondon, prononcé moundoun, du latin gallo-romain mundus).

Mondonville n’est mentionné qu’à partir du Moyen âge. Selon d’anciennes mentions sur parchemin, Mondonville était une des possessions de Guillaume III Taillefer, Comte de Toulouse et fils de Pons, Comte d’albigeois. Gervaise, sa fille, épousa vers 1040, Aton de l’Isle et lui apporta en dot Mondonville, Daux et plusieurs autres territoires. La Seigneurie de MONDONVILLE passa avec les biens des Jourdains à Jean Bourbon, Comte de Clermont et puis aux Armagnacs.

En 1526, la terre de Mondonville, fut apportée par Rose d’Armagnac à son mari Gaspard de Villemur. Bertrand de Villemur vendit Mondonville à Guy du Faur de Pibrac.

La Seigneurie fut ensuite vendue en 1620 par Michel du Faur de Pibrac à Charles de Turle dont la femme est plus connue sous le nom de Madame de Mondonville.

En 1698, la Famille d’Alliez, puis Valentin du Bourg, en 1757, devinrent à leur tour Seigneur de Mondonville.

En 1934 une réunion de 400 carlistes se tint en présence d’Alphonse Charles de Bourbon dans la commune.

De par sa position et sa situation géographique, Mondonville a été le lieu d’une multitude de campements humains, dont des campements primitifs qui ont laissé de nombreuses preuves de leur séjour (de nombreux outils de pierre taillés) ; des fouilles préventives, lors du tracé routier de l’Itinéraire à très Grand Gabarit (lié à la production de l’Airbus A380), ont permis de mettre en évidence un site acheuléen à Labadie (Mondonville).

Son patrimoine 

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La Tour de l’Horloge

Tour de l'Horloge de Mondonville
Tour de l’Horloge

La tour a été construite vers 1852 par le maçon Rives de Mondonville, avec des briques rouges taillées à la main. Afin d’obtenir un bureau de poste télégraphe, la commune devait posséder une horloge. Le curé de l’époque refusa de laisser établir une horloge contre les murs de l’église. La Commune de Mondonville ne possédant pas de monument public, envisagea de construire au centre de la place un édifice de forme hexagonale ; au-dessus de la cloche une girouette qui informait les anciens de l’arrivée du vent d’Autan, fut installée.

L’Eglise Saint-Pierre-aux-Liens

Eglise de Mondonville située dans le centre du villahe
Eglise Saint-Pierre-aux-Liens

L’église paroissiale est mentionnée dans les textes dès le début du XIIe siècle. Actuellement, il ne reste rien de ce premier sanctuaire. La reconstruction de l’église avec son clocher pignon date du XVIe siècle. Elle est réalisée dans le style néo-gothique qui s’épanouit au milieu du XIXe siècle. Le traditionnel clocher-mur disparaît au profit d’un clocher-tour plus conforme et plus caractéristique du gothique du Nord. Seul le mur côté cimetière conserve quelques éléments cintrés qui rappellent l’origine de l’édifice. Ce fut jusqu’à la révolution une annexe de la paroisse de Daux. Les Dominicains possédaient avant 1789 de grands domaines dans les territoires de Cornebarrieu et de Mondonville. Sans l’extraordinaire générosité, par exemple, des familles Pougès et Beaumont, notre église actuelle n’existerait sûrement pas.

Notre-Dame-des-Champs

Statue Notre-Dame-des-Champs située à côté de l'Eglise Saint-Pierre-aux-Liens
Notre-Dame-des-Champs

Cette statue témoigne de l’organisation d’une mission à Mondonville en 1875. Cette Vierge à l’enfant révèle un choix original qu’il faudrait rapprocher de la mise à l’honneur de l’Immaculée Conception consécutive aux apparitions de Lourdes. Mais cette représentation s’intègre également au vécu des agriculteurs qui constituent l’essentiel de la population de Mondonville à la fin du XIXe siècle. Si l’apparition de la Vierge portant l’Enfant est conforme à la tradition, elle est entourée de symboles qui caractérisent le milieu rural : un faisceau d’épis de blé, des fleurs et des fruits.

Le rempart

Mur de soutainement également appelé rempart par les habitants de Mondonville.
Rempart

Le mur appelé par les habitants de Mondonville, « le rempart », est un mur de soutènement construit pour maintenir les maisons, situées au-dessus. Ce mur fait, par endroit, jusqu’à 3 mètres d’épaisseur et renforce une quinzaine de maisons.

Le Pigeonnier

Pigeonnier situé rue Porteteny et visible depuis le parc de la Tuilerie
Pigeonnier

Cet édifice date du début du XIXe siècle. Sa forme évoque les tours des demeures seigneuriales de l’ancien régime, symbole de puissance et de pouvoir. La toiture très répandue, appelée « pied de mulet » présente un décrochement au niveau duquel sont situés les trous d’accès des pigeons.

La borne la Croix d’Alliez

Borne de la Croix d'Alliez qui délimite la Guyenne et le Languedoc
Borne de la Croix d’Alliez

Cette borne de pierre, encore visible, a été placée à l’époque de la guerre de Cent ans. Elle est située en limite de Cornebarrieu et Mondonville. Elle délimitait la frontière entre la Guyenne (sur la face ouest) et le Languedoc (sur la face est). La borne comprend l’inscription « 1690 toise Languedoc-Guyenne ». La toise est une mesure qui équivaut à 1,949 mètre. La pierre conserve également des traces de scellement qui accréditent l’existence d’une croix sur la partie haute. Cette croix aurait disparu au moment des guerres de religion, origine du nom du lieu-dit la Croix d’Alliez.